Christian Voigt

Christian Voigt est né à Munich en 1961. Il vit et travaille actuellement àentre Hambourg et Saint Tropez.

 

Plus que des photographies, Christian Voigt ramène de ses voyages de véritables histoires condensées en une seule prise de vue. Parvenant à capturer des images d’une perfection quasi-surréelle, il ravive l’émotion dans notre regard d'enfant. Les œuvres imposantes de l’artiste se dévoilent alors comme un vaste concentré de stimulations pour les sens. Le regard se perd au-delà des dunes de sable avant de se refocaliser sur les murs d’un temple égyptien ou un barbier Vietnamien. Nos pensées et émotions voyagent au-delà des cultures et continents.

 

Utilisant des appareils tant argentiques que numériques, les photographies de grand format que crée Christian Voigt sont identifiables à leur parfaite finition. L ‘artiste insiste néanmoins sur le fait qu’il utilise avant tout l’appareil photo comme procédé traditionnel et naturel pour développer ce langage narratif qui lui est si caractéristique. Des couleurs artificielles riches et vivides, de grands formats pouvant atteindre jusqu’à huit mètres de long telles celle pour sa série sur les musées, sont autant de mots qui définissent son vocabulaire pictural.

 

La première exposition individuelle de Christian Voigt en 2009 fut rapidement suivie d’autres à Bâle, Hambourg, Los Angeles, Londres, Saint Tropez, Amsterdam et Madrid. Ses œuvres de grands formats ont déjà trouvé leur place chez un nombre sans cesse croissant de collectionneurs et admirateurs.

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L’art de l’étonnement


« Nous t’autorisons à nous prendre en photo en mangeant si, ensuite, tu médites avec nous », expliquait il y a quelques années à Christian Voigt le moine très aimable d’un lointain monastère bouddhiste. Et il fit ainsi naturellement deux cadeaux à son hôte étranger : la proposition généreuse de partager le quotidien de sa communauté religieuse – et l’opportunité d’une photo extraordinaire. « Au cours de ce séjour au monastère, j’ai appris à méditer en marchant. Et c’est quelque chose que je pratique aujourd’hui encore », raconte le photographe.


Mais le voyage n’est-il pas un cadeau de la vie en général pour celui qui l’accepte – cette rencontre avec la nouveauté et l’étranger, loin des sentiers battus de chez soi ? « Un voyage est un breuvage de la source de la vie », comme le constatait déjà le dramaturge allemand Friedrich Hebbel au XIXe siècle. Les photographies de Christian Voigt dégagent l’essence séduisante de ce breuvage ; un « élixir de vie » qui agit sur l’observateur.


Au cours de ses voyages, le Hambourgeois trouve des motifs qui nous fascinent par le regard qu’il pose sur le monde. Peut-être qu’il s’agit même là de son plus grand art, tenu secret au cœur de sa photographie rayonnant d’un éclat d’une perfection quasi hyperréaliste : Nos regards sur ces œuvres sont comme ceux d’un enfant assistant à son premier feu d’artifice en redécouvrant, le temps de quelques instant précieux, le véritable étonnement le plus intime.


Dans ces moments, les épopées d’images monumentales de Christian Voigt s’ouvrent à nous comme des bains des sens, dans lesquelles on plonge notre regard délicatement dans un paysage de dunes archétypiques, empreint de mythes et de légendes, puis à nouveau dans l’architecture, enrichie au fil du temps, d’un temple de l’Égypte ancienne. Des prises de vue qui nous font traverser continents et aires culturelles. Elles ouvrent des horizons époustouflants, où l’authentique art de vivre rencontre une culture de l’esthétique de l’image. Chaque motif semble nous réserver une aventure des sens. On entend presque les bruits que les motos et les mobylettes font le soir au Vietnam à chaque coin de rue. On entend le rythme lancinant de cette musique d’un club de striptease éclairé tout en rouge à Las Vegas, où une stripteaseuse semble danser, dans une zone floutée de nos fantaisies. Dans les « images-monde » de Voigt, nos regards et notre imaginaire sont en excursion.


Christian Voigt, le globetrotteur, qui semble toujours en quête, a ramené de ses voyages un concentrée de culture du monde.  Il est enthousiasmé par la force de l’impression au format XXL, capable d’attirer le spectateur de sa prise de vue immédiatement à l’intérieur l’image : « J’ai besoin de cette massivité, pour fixer mes émotions. Lorsque tu es assis face au grand format, le résultat est un véritable spectacle de cinéma pour les yeux. » Les imposantes œuvres monumentales de Voigt peuvent sans difficulté occupé une pièce à elles seules, elles imprègnent l’atmosphère de l’intérieur. L’homme reste souvent petit dans ces œuvres, comme élément proportionnel servant de repère à une scène plus vaste qui représente un lieu et la vie qui s’y déroule.


Ce charismatique chasseur de grandes images porte un regard aiguisé sur les rites culturels, pour les instants magiques en voyage et partage avec nous ses émotions dans ces moments précieux. À côté de certains motifs, souvent préparés pendant des années, on y retrouve grand nombre de témoignages impressionnants de sa réaction spontanée à des lieux et des rencontres.


« Christian fixe la beauté du monde dans une image », s’enthousiasme un collectionneur californien de ses œuvres en répondant à la question pourquoi il s’était pris de passion en particulier pour les images de l’Allemand. En réalité, sa photographie semble souvent vouloir approcher visuellement la définition de la beauté ». « Je suis attiré par la représentation de la beauté », dit le photographe sans avoir à l’esprit une définition unidimensionnelle. Même dans le chaos d’un marché dans les rues d’Asie, par exemple, je cherche et je trouve cette beauté, dit Voigt. La beauté de ses œuvres est naturellement également due à leur précision artistique, leurs couleurs éclatantes et une conception exécutée de façon méticuleuse.


L’univers de Voigt fournit au spectateur un arrangement parfait entre harmonies et dissonances mises en scène de façon parfaitement ciblée. Le faiseur d’images passionné compose des symphonies complexes pour les yeux. Le fait que l’un de ses lieux ait déjà beaucoup ou encore jamais été pris en photo, n’a pas d’importance pour le photographe d’art. « J’ai fait des photos de Central Park à New York et celui-ci a déjà été pris en photo des milliards de fois », dit Christian Voigt. Pablo Picasso aurait dit que faire un coucher de soleil en peignant un point jaune est loin d’être suffisant pour être un artiste. Christian Voigt adore cette citation. Et fait de sa photo un instantané qui représente un lieu par un condensé, constitué parfois de 30 clichés individuels, pour former une image enrichie de l’ensemble, pour prendre le pouls et fixer le charme des lieux. Les résultats peuvent être des photos du fonds d’une vieille bibliothèque ou les détails de la vie quotidienne dans les rues d’un pays lointain. Le chaos et l’ordre, l’opulence et la simplicité, d’égales importances, se côtoient dans son univers d’images qui nous révèle la richesse des facettes du monde.


Après la mort de son père, le fils d’une grande famille d’éditeurs allemands a découvert des photographies laissées en héritage que son père avait fait dans les années 1950 lorsqu’il était en voyage. Aussi, des clichés pris par sa grand-mère dans les années 1920, témoignent d’un talent photographique tout aussi important. À la différence de ces passionnés talentueux, Christian Voigt a osé franchir le pas en devenant photographe professionnel. Aujourd’hui, le photographe d’art connait un succès international. « C’est un peu comme si j’accomplissais un carma qui est celui de plusieurs générations de ma famille », dit-il en souriant, dans ses pensées.

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